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chapitre n° 2

chapitre n° 2
bon même si j'ai pas eu mé 5 com's je mé mon 2ème chap
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_Tu plaisantes ? /s'indigna Georg en secouant la tête/

Tania ne put s'empêcher de sourire devant le rictus incrédule de Georg. Elle implora son amie du regard :

_Dis-moi, Sandra. Qui est-ce ?
_Bill Hayes en personne vient te féliciter pour ta représentation de ce soir, et tu demandes qui il est ?

Sandra semblait aussi étonnée que son mari. La jeune fille chercha encore dans sa mémoire. Tom pouffa de rire. Tania finit par demander d'un ton exaspéré.

_Mais qui est Bill Hayes ?

Cette fois, Sandra était convaincue de la sincérité de Tania. Elle prit un air légèrement supérieur.

_Tu ne lis donc jamais les journaux ? Bill Hayes est un homme d'affaires, un des plus riches des Etats-Unis. C'est une sorte de banquier, mais surtout un grand mécène pour le théâtre.

Tania haussa les épaules.

_Eh bien, je n'avais jamais entendu parler de lui.

La richesse n'impressionnait aucunement la jeune fille ; elle avait déjà rencontré des milliardaires, et ils l'avaient laissée indifférente. Sandra avait repris son air songeur.

_Ma petite Tania, si tu t'y prends comme il faut avec M. Hayes, ta carrière pourrait bien partir en flèche.
_Cela ne m'intéresse pas / répliqua-t-elle avec froideur /
_Alors tu es vraiment folle ! Franchement, c'est le plus bel homme de la salle ! Il lui suffirait de claquer les doigts pour que je tombe dans ses bras.

Georg saisit la main gauche de Sandra et montra l'alliance du doigt.

_Tu n'oublies pas un détail, ma chérie ?
_Tiens, c'est vrai, heureusement que tu me le rappelles / pouffa la jeune femme /

Georg lui fit une grimace, puis l'entraîna vers la piste.

_Viens dansé, ma chère épouse.

Tania les regarda s'éloigner. Elle leur enviait cette complicité ; sa solitude lui parut tout à coup plus lourde à supporter.

Tania tourna la tête pour parler avec Tom ; mais le jeune homme semblait très absorbé par les sourires d'une jeune débutante, Allison. Tom lui parlait à l'oreille, tout en lui caressant doucement la joue. «Pauvre Caroline ! Songea Tania. Avec un fiancé pareil, elle n'est pas au bout de ses peines ! »

Elle saisit son sac avec un soupir léger et se dirigea vers les toilettes des dames. Au moment où elle entrait, la femme en lamé or retouchait son maquillage devant l'un des immenses miroirs. Tania lui rendit son sourire et tira un peigne de son sac.

L'inconnu avait sans doute un peu plus de 30ans ; son allure était à la fois décontractée, et extrêmement sophistiquée. Cette robe étincelante était manifestement l'½uvre d'un grand couturier. « Elle est tout ce que je ne suis pas », se dit-elle avec amertume. Puis elle se reprit sévèrement. Que lui arrivait-il ? Bill Hayes ne représentait rien pour elle. C'était un inconnu qui l'avait complimentée sur son jeu. Rien de plus. Beaucoup d'hommes lui avaient déjà fait des compliments ; elle les avait acceptés froidement et n'avait pas tardé à les effacer de sa mémoire.

Alors pourquoi Bill Hayes l'obsédait-il ainsi ? Pourquoi peser encore à lui, puisque Tania savait qu'elle ne le reverrait jamais après cette soirée ?

Apres le départ de la femme en lamé doré, Tania se lava les mains. Son reflet la contemplait avec surprise. Bill Hayes ne la reconnaîtrait jamais dans la rue, si elle portait ses vêtements discrets habituels, au lieu de cette robe noir raffinée que Sandra lui avait
Prêtée pour l'occasion... Avec un haussement d'épaules, elle referma son sac et quitta le lieu.

Une épaisse moquette tapissait le couloir menant à l'escalier, et les talons aiguilles de Tania s'y enfonçaient sans bruit. Un homme était là, appuyé au mur. Il était manifestement ivre, et la jeune femme regretta de devoir passer devant lui dans un espace aussi confiné. Il tourna vers elle des yeux injectés de sang.

Tania se força à continuer, malgré l'insolence de ce regard. Elle conserva les yeux baissés, et sursauta avec violence quand il lui agrippa le bras. Ses doigts étrangement chauds brûlaient la peau de Tania.

_Bonsoir, chérie.

Il l'attira brutalement contre lui. La jeune femme perçut son haleine lourdement chargée d'alcool.

_Lâchez-moi.

Elle tenait de garder son calme. Les ivrognes se laissent parfois impressionner par un ton autoritaire. Mais elle commençait à trembler sous l'empire d'un souvenir surgi du passé, un souvenir qui l'avait longtemps torturée et qu'elle ne parviendrait jamais à effacer.

_Tu me plais. Je t'ai regardée pendant toute la soirée. Tu es mignonne, tu sais...
_Laissez-moi partir !

Cette fois la panique perçait dans la voix de la jeune femme. L'ivrogne lui faisait mal au bras, et la situation paraissait sans issue. Le couloir était complètement désert, très éloigné de la salle principale du night-club, noyée dans une musique très forte. Personne n'entendrait ses appels au secours.

_Si tu me donnais un petit baiser, ma jolie ?

Les mots étaient à peine compréhensibles. L'homme passa la main sur l'épaule de Tania, dans une caresse répugnante qui souleva le c½ur de la jeune femme. Si elle parvenait à contenir la panique, tout se passerait bien. Mais sa gorge se desséchait, l'air lui manquait, et sa mémoire lui faisait revivre un autre épisode, 3 ans auparavant, quand un homme avait asayé de la violer...

L'ivrogne agrippa le menton de Tania et força la jeune femme à tourner la tête. Elle ferma les yeux et sentit ses jambes ployer sous elle. Par miracle, elle retrouva sa voix au moment où l'ivrogne essayait de l'embrasser.

Une seconde plus tard, elle était libre. L'homme avait été brusquement tiré en arrière. Tania s'appuya contre le mur. Curieusement, elle n'était pas surprise de voir Bill Hayes devant elle.

L'ivrogne vacilla, surpris. Puis il décocha un coup de poing qui manqua largement sa cible. Bill Hayes eut un sourire glacial. Il saisit l'homme aux épaules pour lui faire volte-face, puis il abattit posément son poing sur son visage.

L'homme reçut le coup sur la mâchoire et tomba lourdement en arrière, inconscient. Bill Hayes se tourna vers Tania. La jeune femme fixait sur lui de grands yeux verts noyés de larmes. Les marques rouges des doigts de l'homme sur son menton allaient bientôt devenir des ecchymoses.

Elle puisa des forces dans le regard tranquille posé sur elle.

_Est-ce que... il n'a rien ?
_Cela vous intéresse vraiment ?

La voix de Bill Hayes était basse, étrangement caressante.

_Non...

Soudain les larmes se mirent à couler sur les joues de Tania. Pour la calmer, Bill attira la jeune femme dans ses bras. D'une main, il la serrait contre lui dans un étau protecteur ; da l'autre, il lui caressait doucement les cheveux. Tania s'accrocha à ses épaules solides et laissa les larmes éliminer progressivement la peur.

Elle percevait sous sa joue le rythme régulier du c½ur de Bill Hayes. Quand elle respirait profondément, elle sentait les odeurs mêlées de sa peau, d'une eau de toilette délicate et du tabac.

Comme elle se sentait bien dans les bras Bill Hayes... Pourtant, il n'était pour elle qu'un étranger, tout autant que l'ivrogne... Brusquement, Tania s'écarta de son compagnon.

Bill Hayes l'examina pendant qu'elle s'essuyait les yeux.

_Vous vous sentez bien ?

La jeune femme garda la tête baissée.

_oui, et je vous remercie pour ... Merci d'être venu à mon secours.

Bill Hayes sourit.

_Tout le plaisir était pour moi. Vous a-t-il fait mal ?

Tania secoua la tête en contemplant toujours l'extrémité de ses chaussures. Bill Hayes étendit une main et leva le menton de la jeune femme. Il étudia les ecchymoses légères. Pourquoi ne s'était-elle pas débattue ? Se demandait-il avec colère. Quand il était arrivé, Tania était passive comme une poupée de chiffons dans les bras de l'ivrogne.

_Vous allez avoir des bleus sous le menton.

Tania continua à éviter le regard de Bill Hayes.

_Ce n'est pas grave. Je vais rentrer chez moi maintenant.

Bill Hayes affirma doucement :

_Je vous raccompagne.
_Non, non, monsieur Hayes, ce n'est pas nécessaire.
_Vous connaissez mon nom...

Tania croisa un instant le sourire charmeur de Bill. Elle baissa aussitôt les yeux.

_Tout le monde vous connaît.

Il eut un rire bref.

_Pourtant, vous ne saviez pas qui j'étais quand je vous ai parlé tout à l'heure.

Tania sourit.

_On m'a vite renseignée !

L'ivrogne commençait à s'agiter. Il se releva à moitié en se tenant la tête. Tania se rapprocha instinctivement de Bill Hayes, qui répéta :

_Je vous raccompagne. Nous allons prévenir la direction du club au sujet de cet individu. Voulez-vous déposer une plainte ?
_Non.

Bill Hayes fronça les sourcils.

_vous en être sûre ?
_Tout à fait. Il ne s'est rien passé de grave.

La femme en lamé or vint à leur rencontre dans l'escalier.

_Bill ! Je te cherche partout !

Elle examina Tania avec curiosité visible, puis se tourna vers Bill pour demander d'une voix moqueuse, fortement teintée d'accent américain :

_Tu te portes au secours des demoiselles en détresse ?

Il sourit.

_Tania, je vous présente Diana de Brandebourg. Diana, Tania Holbrook.

Une surprise amusée brilla dans les yeux bleus de Diana.

_Mais oui, bien sûr, l a pièce de théâtre... Je ne vous aurais pas reconnue, ma chère.

Elle se haussa sur la pointe des pieds et déposa un baiser nonchalant sur la joue de Bill Hayes.

_Je m'en vais, Bill. Je vais raccompagner Sarah et Patrick. N'oublie pas de m'appeler.

Diana de Brandebourg s'éclipsa dans un froissement d'étoffe dorée, laissant derrière elle un sillage de coûteux parfum français.

Tania demandait quels liens unissaient Bill Hayes et la belle Diana. Etaient-ils... amants ? En tout cas, Diana était mariée ; elle portait une alliance.

Bill Hayes, voyant Tania frissonner en sortant sur le trottoir, lui posa sa veste sur les épaules. Il entraîna la jeune femme vers une énorme voiture noir et luisante.

_ Vraiment, monsieur Hayes, je préférais rentrer en taxi.

Il s'approcha gravement et repoussa une mèche de cheveux noirs tombés devant le vissage de Tania.

_Puisque vous connaissez également mon prénom, utilisez-le.
_Je...Je...

Il sourit, une main toujours posée sur les cheveux de Tania.

_Allez, dites-le. Je veux vous entendre dire mon prénom.
_Bill, je vous en prie, je...
_Beaucoup mieux. Et le reste de votre phrase n'est pas nécessaire, puisque vous ,ne prendrez pas de taxi.

La voiture traversa rapidement la ville presque déserte. Bill Hayes ne parlait pas, absorbé dans ses pensées. Tania regardait ses mains longues et fortes sur le volant. Malgré leur puissance, elles savaient sans doute se faire douces, merveilleusement caressantes...

Moins de 10minutes après leur départ, la voiture s'immobilisait devant l'immeuble blanc où habitait Tania. Bill Hayes se tourna vers la jeune femme dans l'obscurité.

_Tania...

Elle l'interrompit avec une nervosité soudaine :

_Merci de m'avoir raccompagnée, monsieur... Hum, Bill, et pour tout le reste. Je... Je...

Bill Hayes se penche vers elle sans un mot. Il prit la bouche de Tania pour un baiser bref et brûlant. Le c½ur battant, elle sortit de la voiture comme si le diable était à ses trousses. Elle ne s'arrêta de courir qu'une fois entrée chez elle. Elle s'appuya contre le bois solide de la porte et promena lentement ses doigts sur ses lèvres. Puis, sans en comprendre la raison , elle éclata en sanglots.

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10 com's pour la suite
merci

# Posté le vendredi 15 août 2008 11:32

Modifié le lundi 25 août 2008 19:47

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