chapitre n°3

chapitre n°3
Tania se redressa brusquement dans son lit. Elle poussa un cri. Ses yeux grands ouverts fixaient éperdument l'obscurité de la chambre. Petit à petit, la jeune femme reprit contact avec la réalité, et comprit qu'elle avait rêvé. Elle étendit son bras sur l'oreiller et alluma sa lampe de chevet avec un soupir de soulagement.

C'était toujours le même cauchemar qui revenait la hanter. Une image, surgie de son passé, et qu'elle n'arriverait jamais à chasser...

Tania avait très peu connu ses parents. Son père était mort d'un accident de voiture alors qu'elle avait 5ans. Puis, sa mère, Carole, avait sombré dans une profonde mélancolie, dont rien ne pouvait la tirer. Elle aimait passionnément son mari. Pour vivre avec lui, elle avait bravé toute sa famille et renoncé à toutes ses richesses. En effet, la mère de Tania appartenait à l'une des plus riches familles de San Francisco. C'est alors qu'elle s'était éprise de ce jeune musicien anglais. Il était pauvre, et sans avenir, mais Carole l'avait suivi à Londres pour vivre avec lui. Tania était l'enfant de leur amour.

Quelques années après la mort de son père, Tania perdit également sa mère. Alors, la jeune enfant fut confiée à son grand-père, Mason, et alla vivre chez lui, à San Francisco. Elle avait à peine 8ans...

Les années qui suivirent ne furent pas très heureuses pour la petite orpheline. Oh, bien sûr, elle ne manquait de rien. Mais, en revanche, elle était souvent seule. Mason, absorbé par ses affaires, ne s'occupait pas beaucoup d'elle.

Mais il y avait encore plus grave. Mason recevait souvent sa seconde fille Lydia, la s½ur cadette de la mère de Tania. Et Lydia ne perdait pas une occasion pour profaner le souvenir de Carole.

_Ah, cette Carole / murmurait-elle en caressant le front de Tania. / Quelle folie elle à faite de suivre ce petit intrigant anglais! Ca lui a coûté la vie, finalement...

Une autre fois, elle de à Tania :

_Toi, tu es comme ta mère. Tu a quelque chose de bizarre dans les yeux.

La fille de Lydia, Meredith, jouait souvent avec Tania. Mais, malgré elle, elle répétait les mots de sa mère et elle mettait Tania à la torture.

_Maman m'a dit que ton papa était fou. C'est vrai, Tania?

_Laisse-moi tranquille / répondait la petite fille, les larmes aux yeux. /

A 16ans, enfin, elle put échapper à cette ambiance étouffante. Elle entra en pension. Là, sa vie fut plus heureuse. Jusqu'à ce jour, ce jour maudit...

Allongée sur son lit, Tania revit ce souvenir terrible. Elle frissonna, rien qu'en y pensant. Depuis ce jour-là, elle ne pouvait plus rire, chanter, jouer comme elle le faisait avant. Depuis se jour, elle avait au fond des yeux cette petite lueur malheureuse...

Elle avait 18ans quand c'était arrivé. Elle avait déjà décidé d'arrêter ses études pour se lancer dans le théâtre. Mason était furieux de cette décision...

_Ma petite, / lui avait-il dit / Meredith est belle, mais stupide. Je n'attends rien d'elle. Tu es ma seule chance. Il faut que tu te maries et que tu me donnes des descendants.

C'était un dimanche, ce soir-là, elle avait lu un roman dans sa chambre. Elle était revenue dans la maison de son grand-père pour y passer le week-end.

A son étonnement, quand elle descendit pour dîner, elle trouva la maison déserte. Son grand-père était sorti, sans la prévenir.

Elle entra dans le grand salon, et vit une lumière allumée dans un coin. Elle s'approcha et faillit crier. Il y avait un homme, élégant et assez beau, assis dans un fauteuil.

Il souriait en la contemplant.

_Ne craignez rien, mademoiselle. Je m'appelle Paul Lianos. Je suis un ami de votre grand-père. Je l'attends. Voulez-vous me tenir compagnie ?

Tania s'assit prés de lui. Mason lui avait déjà présenté plusieurs de ses amis, mais aucun n'était aussi charmant que celui-ci. A la vérité, l'espoir de Mason était qu'un de ces jeunes hommes de bonne famille épouse Tania, et qu'elle lui donne des descendants.

Paul Lianos ouvrit une bouteille de champagne et offrit une coupe à Tania. La jeune fille était très surprise par cette mise en scène, d'autant que bientôt il la conduisit vers la salle à manger, où un repas froid était dressé.

_Mangeons, / lui dit-il/ votre grand-père m'a conseillé de ne pas l'attendre, s'il tardait trop.

Après le dîner, Paul mit un disque sur l'électrophone et ils dansèrent.

Tania sous le charme de cet homme séduisant. Un rien la faisait rire ; Paul Lianos lui tendait une nouvelle coupe de champagne dès que son verre se vidait. Le c½ur de Tania battait enfin plus vite. Elle se sentait flattée, très gaie, séduite... amoureuse ? Peut-être Paul Lianos partageait-il ces émotions délicieuses, se disait-elle naïvement. Elle ne devina pas intentions quand il guida habilement vers le bureau vide de Mason.

Plusieurs années après, Tania tremblait toujours en y pensant. Elle cacha son visage dans ses mains. Elle s'était montrée si naïve, si stupide...

Dans la pénombre, Tania s'était blottie contre Paul Lianos, elle avait tendu ses lèvres vers son baiser. Elle n'avait commencé à se débattre que quand il avait voulu lui ôter sa robe.

_Non !

La panique envahissait la jeune fille. Il allait trop vite pour elle, et il la brutalisait presque.

Dans se hâte monstrueuse, Paul Lianos avait déchiré la robe de Tania. Il avait murmuré d'une âteuse :

_ Ne fais pas de manières, c'est ce que tu veux depuis le début.
_Non, je ne veux pas...

Tania ne comprenait plus. Qu'avait-il cru, qu'avait-elle fais de mal ? Paul Lianos continua, avec un avec un sourire cynique :

_Ton grand-père m'a donné sa bénédiction. Je n'aime pas celles qui se font prier.

Tania avait voulu crier ; Paul Lianos lui avait férocement fermé la bouche. Tania se sentait salie, souillée par le contact répugnant de cet homme ; elle se débattait de toutes ses forces, en vain. Elle n'avait jamais imaginé une brutalité pareille. Elle vivait un cauchemar. Par un heureux hasard, elle avait réussi à déséquilibrer son agresseur et à lui échapper, alors qu'il allait se jeter sur elle. Tania s'était enfuie dans la pièce, poursuivie par les insultes et les menaces de Paul Lianos.

Elle courut s'enfermer dans sa chambre. Elle brûlait d'humiliation et de terreur. Elle haïssait Paul Lianos, elle se haïssait elle-même. Manifestement, elle était seule responsable de cette scène par son comportement aveugle. Elle s'était d'elle-même enfermée avec un séducteur mondain qui ne cherchait qu'un plaisir rapide. Et elle avait cru tomber amoureuse de lui !

Tania décida, ce soir-là, de construire un rempart solide autour d'elle. Jamais plus un homme ne l'approcherait assez pour la blesser de nouveau.

Le lendemain, Tania essaya de tout raconter à son grand-père, mais elle n'y parvint pas. Le fossé était trop grand entre eux. Il ne comprit pas pourquoi elle refusa d'assister aux réceptions à partir de ce jour.

Violant l'interdiction de Mason, Tania posa sa candidature dans l'école d'art dramatique londonienne. La place lui fut accordée ; elle revint dans son pays natal, prête à se battre seule dans la vie, plutôt que d'accepter l'existence hypocrite que lui proposait son grand-père.

Mason se mit dans une colère effroyable quand Tania lui annonça son départ. Cependant, la jeune fille demeura imperturbable. Elle devait absolument partir.

Depuis, Tania se reprochait parfois d'avoir déçu son grand-père. Elle n'oubliait jamais de lui écrire pour Noël ou pour son anniversaire, mais elle n'avait jamais reçu de réponse.

Elle se glissa hors de son lit et passa un peignoir léger. Il ne servait à rien de ressasser ces vieux souvenirs. Quand elle aurait amassé assez d'économies, elle prendrait l'avion pour San Francisco et tenterait de se réconcilier avec Mason. Il s'était montré maladroit, mais ce n'était pas sa faute. Il désirait tant avoir un héritier...

Cette pensée ramena la jeune femme à sa principale préoccupation du moment : il fallait absolument trouver du travail, et le plus vite possible.

Tania se fit du thé dans la cuisine minuscule, puis elle alla s'installer dans un fauteuil profond près de la fenêtre ; Dans une demi-heure, ce serait l'aube. Elle se sentit tout à coup très seule, et cette impression l'étonna : elle avait l'habitude de la solitude depuis bien longtemps. Elle croyait s'y être faite...

Le visage de Bill Hayes revint à sa mémoire, et ses lèvres se mirent à trembler. Il l'avait trouvée tout à fait ridicule, certainement. Ces yeux gris semblaient franchir sans effort toutes les barrières dont elle pouvait s'entourer. Qu'avait-il vu en la regardant ? Tania tenta de chasser Bill de ses pensées. Elle se laissa aller en arrière et ferma les yeux, mais malgré elle, elle répéta son prénom dans ses rêves...

Tania fut tirée de son sommeil par la sonnerie continue du timbre d'entrée. La jeune femme jeta un coup d'½il à la vieille pendule : 10h30, il était tard. Elle se leva du fauteuille et étira ses membres courbatus.

Le visiteur maintenait toujours son doigt sur la sonnette. Tania fronça les sourcils. Elle serra la ceinture de peignoir et alla, pied nus, ouvrir la porte d'entrée. Elle se figea en reconnaissant Bill Hayes sur le seuil...

Tania eut l'impression un instant que son c½ur oubliait de battre. Le rouge lui monta aux joues. Bill Hayes la contemplait avec un sourire narquois. La jeune femme tâcha de mettre le plus de froideur possible dans ses yeux verts.

_Que faites-vous ici ?

Il ne répondit pas. Il examinait la jeune femme posément, de la tête ébouriffée jusqu'à ses pieds nus et roses.

_Ainsi, voilà à quoi vous ressemblez au saut du lit...

Sans pouvoir répondre, Tania resserra son peignoir et se sentit rougir de plus belle. Elle demanda d'une voix moins assurée :

_Que voulez-vous ?
_Laissez-moi entrer... sauf si vous désirez ameuter tout le quartier.

Tania jeta un coud d'½il par-dessus l'épaule de Bill Hayes. Des rideaux s'écartaient de l'autre côte de la rue. Un groupe de petits garçons entouraient la Ferrari noire. Ils regardaient avec curiosité Tania et son visiteur. Elle ouvrit la porte avec un soupir résigné. Elle précéda Bill Hayes dans le séjour et s'arrangea pour rester lion de lui. Il portait maintenant un pantalon de lin clair qui suivait la ligne de ses hanches étroites et de ses cuisses musclées, et une chemise sombre entrouverte sur un début de torse puissant. Tania demanda dans un souffle :

_Pourquoi êtes-vous venu ?
_Vous le savez.
_Non, je ne sais pas. Vous n'avez rien à faire ici.
_Vous ne m'offrez pas une tasse de café ?
_Non...

Bill Hayes explora la pièce du regard. Il répondit nonchalamment :

_Je le prends noir. Sans sucre.

Tania battit rageusement en retraite dans la cuisine.

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30coms
merci

# Posté le mardi 02 septembre 2008 11:52

Bill qui fait les courses!!!

Comme tout le monde, il arrive à Bill de faire ses courses lui même mais...en Amérique...



Bill : On va faire du shopping avec Bill ! pour des fruits et légumes !

Interviewer : Y'a quoi sur ta liste ?

Bill : j'ai besoin d'ananas... Y'a quoi ici ? des cerises, du raisin... ça a l'air bon, je vais en prendre.

Interviewer : Regarde ça, un rayon « Jelly Belly ».

Bill : c'est génial ! tu connais ? Moi non plus... ( ?? )

Bill : pour rien au monde je ne mangerais ces crudités !

TH Staff : délicieux !

Bill : carrément immonde ! et c'est pire une fois cuisiné parce que après tu pues de la gueule.

Interviewer : Tom a dit que tu avais essayé récemment ?

Bill : Tom a essayé mais pas moi. Il a juste essayé mais il n'en mangera plus jamais. Beurk !

Interviewer : allons au dessus du rayon des trucs pour désinfecter.

Bill : OK, puis on ira au rayon des bonbons.
Bill : Woaw ! ils ont tellement de sortes de pains différents pour les toasts ici !

Interviewer : c'est l'endroit où il faut être.

Bill : c'est mauvais... Où est-ce qu'ils mettent ces petits animaux en gomme ?

Interviewer : probablement plus loin dans le rayon.

Bill : Ici c'est juste du chocolat.

Bill : je me demande si c'est bon. Oh ! des fruit loops !
Bill : tu vois, je ne peux même pas aller au super marché moi-même ici aux USA... même si je ne suis pas habillé de manière conventionnelle aujourd'hui...
Bill : Oh mon dieu c'est délicieux ! Absolument parfait... et plein de chimique... Délicieux !
Bill : Wow ! Cool ! ils ont plein de variétés différentes !


Interviewer : Tom a demandé de lui ramener des Skittles.

Bill : oui, j'en veux aussi... les rouges.

TH Staff: essayes ça.

Bill : tu ne peux pas encore les manger.

TH Staff : je payerai...

Bill : C'est raide !
Bill : c'est dingue, ils ont de tout ! Allez, on a besoin de trucs pour la salle de bains.

Interviewer : tu as besoin de quoi ?

Bill : quelque chose pour les toilettes parce que ça pue. Du désodorisant... c'est du désodorisant pour les toilettes ?
Bill : je ne me souviens même pas de la dernière fois que je suis allé dans un supermarché.

TH Staff : Ici !

Bill : ah ça c'est un truc qu'il faut brancher à une prise. Et ça c'est une recharge...Y'en a tellement, je ne peux pas décider. Celui là on peut l'accrocher aux toilettes, mais je ne pense pas que ça ira pour les nôtres.

Interviewer : tu peux essayer...prends le. On a tout ?

Bill : oui !
Bill : du papier toilettes... ils n'ont qu'un seul côté. On doit prendre quoi ? Ultra soft ou ultra strong ? Je pense que je vais prendre de l'ultra strong pour Georg.
Bill : C'est génial ! Ils n'ont pas de caissières ! C'est génial ! totalement révolutionnaire ! Pas de caissières qui vous ralentissent tout le temps ! même moi je peux faire du shopping maintenant ! je peux tout faire moi-même ! j'aime ! Quelqu'un a de l'argent ?

TH Staff : j'ai du cash...

Bill : attendez, attendez... comment ça marche ?

TH Staff : appuies sur START...

Bill : OK... Start... c'est genial ! Regardez, je peux devenir caissier quand j'arrête la musique. Je suppose qu'il y a des caméras de surveillance pour vérifier qu'on passe bien tout.

Interviewer : oui, il y a des caméras.

Bill : donc si on oublie un truc, ils nous arrêtent.

Interviewer : Le premier gros shopping et ta première expérience de shopping aux USA !

Bill : oui, et je dois dire que les supermarchés sont super ici, on peut tout trouver en un seul endroit, il ne faut pas se taper plusieurs magasins avec ces supermarchés. On y trouve tout, des sous-vêtements, des cages à oiseaux, de la nourriture pour chiens, des aquariums, chips, frites, crème glacée. Le truc le plus fascinant, c'est qu'il n'y a pas de caissière. Vous scannez tout vous-même, vous insérez l'argent et c'est bon. Faut encore que je 'entraîne, mais c'est génial que personne ne vous crie dans les oreilles, pas de files, et y'a pas trop de monde... C'est tellement grand que tout le monde est dispersé. Pour voir quelqu'un faut des jumelles... on pourrait même faire du skateboard dans les rayons... génial.

Interviewer : et quels produits aimez-vous le plus ?

Bill : les bonbons... regardez ces trucs chimiques que j'ai acheté ! c'est délicieux ! Le rayon est immense et tout est hyper coloré... génial... Oh Georg ! j'ai acheté du papier toilette pour toi ! Extra Strong...tu peux y aller ! Tom ! je suppose qu'il ne m'a pas entendu rentrer.
Interviewer : Bill est comme une maman... il a acheté un petit quelque chose pour tout le monde !
Bill : shopping...

Georg : c'est si gentil à toi... on devrait tous dire « Merci Bill ! » regarde comme les autres sont ingrats ! Je te remercie doublement pour eux.

Bill : c'est pour ça que je t'ai ramené du papier de toilette super fort.

Georg : Super.

Bill : je savais que tu ne serais pas ingrat.

Georg : oui, mais y'en a que pour 3 ou 4 jours !

Bill : oui, mais on va s'arrêter entre temps.

Georg : OK...

Bill : regardez ce que j'ai ramené pour la salle de bains.

Georg : Excellent.

Bill : ça sent bon.

Georg : Vraiment ?

Bill : et ça, on peut le pendre aux toilettes. Oh oui ! je viens de nous sauver la vie !



Georg : Oh, je ne savais pas que Gustav était déjà debout !

# Posté le mardi 02 septembre 2008 15:29

aujourd'hui: 20ans

aujourd'hui: 20ans
Gustav a eu 20ans aujourd'hui
Un jour un petit garçon est né le 8 septembre 1988
Star a l'age de 15ans
Toujours aussi sportive
A des s'amis qui l'aime comme Bill, Tom, Georg
Vous le soutener parseque on l'aime notre petit Gustav

et encore un de nos 4 chouhcou qui fête son anniversaire

# Posté le lundi 08 septembre 2008 09:52

chapitre n°4

chapitre n°4
Pour qui se prenait-il chez elle comme en terrain conquis ? « Vous savez pourquoi », avait-il répondu. Et, au font d'elle-même, elle pressentait qu'il avait raison. Quelque chose en elle l'attirait vers Bill Hayes, en dépit de sa peur des hommes, en dépit de son expérience traumatisante. Depuis leur première rencontre, son visage venait sans cesse la hanter.

Tania baissa les yeux sur son peignoir diaphane. Elle devait absolument mettre autre chose. Elle avait l'impression d'être nue et plus encore sous le regard de Bill Hayes... Elle posa sèchement deux tasses sur un plateau, puis fit demi-tour pour aller s'habiller. Il la suivit des yeux, appuyé au mur dans l'embrassure de la porte.

_le café sera prêt dans un instant, / lança-t-elle d'une voix sèche/.

Bill Hayes haussa les sourcils devant la rudesse délibérée de Tania. Il répliqua :

_Pour une fois, vous obéissez aux ordres...

La jeune femme se raidit d'indignation.

_Si vous aviez tant envie d'une tasse de caf é, vous n'aviez qu'à aller dans un bar ! Vous êtes bien assez riche pour ça, à ce qu'on dit.

Bill se redressa pour répondre doucement :

_Je suis venu vous voir pour m'assurer que vous alliez bien, après la nuit dernière.

Quelque chose dans sa voix effraya Tania, quelque chose de doux, de profond et d'inévitable. Elle murmura :

_Excusez-moi un instant. Je voudrais m'habiller.

La jeune femme fit un pas en avant, mais Bill Hayes lui barrait le passage. Il ne faisait pas un geste pour s'effacer, et elle dut s'arrêter.

_je vous aime telle que vous êtes, / chuchota-t-il avec un éclat moqueur dans les yeux. /
_Sortez de mon chemin.

Bill secoua la tête. Il gardait un sourire amusé, ironique.

_Tania, vous ignorez vraiment les bonnes manières.
_j'espère que vous ne prétendez pas me les apprendre !

Bill sourit.

_Ne me tentez pas...

La menace était nettement perceptible au ton de sa voix. Tania sentit son corps y répondre involontairement. Elle porta une main sur sa joue et fronça les sourcils en rencontrant les marques douloureuses sur sa mâchoire. Elle les avait complètement oubliées.

_Vous êtes-vous soignée ? / demanda Bill en lui relevant le menton. /
_Laissez-moi, je vais très bien !
_Ce n'est pas mon avis, petite Tania. Vous êtes glacée. Pourquoi cela, je me demande ? Quel secrets terribles se dissimulent derrière ces superbes yeux froids ?
_Je veux passer !
_Non. Je vais briser le mur de glace, Tania. Je vous en fais la promesse.

Elle leva les yeux et rencontra le regard immobile et grave de Bill. Elle chuchota :

_Vous me faites peur.

Il plongea encore davantage son regard dans celui de Tania pour répondre :

_Je veux que vous soyez à moi.
Tania recula sous le choc des mots. Le magnétisme de Bill Hayes la bouleversait, la désorientait. Et pourtant elle le savait, elle le sentait, cet homme ne valait sans doute pas mieux que Paul Lianos. Oh, il avait sans doute plus de charme et de douceur, mais ce n'était qu'un masque ! Son but était le même...

Il fallait absolument qu'elle garde son calme. Elle articula d'une voix cinglante :

_Vous perdez votre temps, Mr Hayes. J'ai bien peur de ne pas partager vos sentiments.

Tania tourna le dos et posa la cafetière plein à côté des tasses. Sans un mot, Bill lui prit le plateau des mains et le porta au salon. Très à l'aise, il remplit les asses et en tendit une à la jeune femme. Sans préambule, il demanda :

_Y a-t-il quelqu'un d'autre dans votre vie ? Ce grand brun avec qui vous dansiez hier soir ?

Tania sourit. Un quiproquo serait le bienvenu, comme au théâtre !

_Tom ? Cela ne vous regarde pas.
_C'est votre petit ami ? / insista Bill d'une voix dure. /

Il entrait dans son jeu !

_Exactement ! Et nous allons peut-être nous marier, / répondit-elle d'une voix amusée. /
_Il vous est tout à fait indifférent.

Il se leva pour s'approcher d'elle. Elle recula contre le mur.

_C'est ridicule ! Comment pouvez-vous savoir...
_Je sais que vous le mainteniez à distance avec ces beaux yeux froids, à chaque fois qu'il s'approchait un peu trop. Ce n'est pas l'homme qu'il vous faut, Tania, et vous le savez très bien.
_Vous vous croyez sans doute l'homme idéal ?

Bill sourit. Il s'appuya contre le mur en plaçant ses mains près des épaules de Tania.

_Vous voulez que je vous fasse une démonstration ?

Elle retint son souffle. Puis elle chuchota péniblement :

_Ne me touchez pas, ou je crie !

Bill rit doucement

_Allez-vous criez, Tania ?
_Non, je vous en prie...

Il était trop tard. La bouche de Bill emprisonnait déjà les lèvres de la jeune femme. Elle se débattit avec frénésie. Le fantôme de Paul Lianos surgit dans sa mémoire douloureuse. Une panique incontrôlable la clouait au sol, les bras le long du corps ; même le réflexe de respirer lui était impossible. Elle crut mourir, en cet instant...

Bill sentit sa peur, mais sans la comprendre. Il promena ses lèvres sur son cou avec une infinie douceur. Sa main droite lissait les cheveux de la jeune femme dans une caresse tendre et rassurante.

Tania restait toujours immobile, la tête renversée, les yeux clos. Son corp tremblait de plus belle.

Mais soudain, elle sentit un étrange apaisement la gagner. Cet homme n'était pas Paul Lianos. Il était doux, tendre... Une chaleur confuse envahit la jeune femme.

_Tania

Bill murmurait son nom à son oreille. Il approcha ses lèvres des siennes et l'embrassa longuement. Tania oubliait ses peurs, sa colère, elle n'écoutait plus que ses sens éblouis. Ses doigts couraient sur les épaules fortes et douces de Bill. Soudain il fit tomber le peignoir de la jeune femme et caressa doucement ses seins.

Alors, le cauchemar revint. Tania ferma les yeux et essaya de repousser le corps qui se serrait contre elle.

_Non, / murmura-t-elle d'une voix perdue/ Non, Paul, je vous en supplie, ne faites pas ça.

Elle se débattit une seconde, puis elle ouvrit les yeux. Bill s'était reculé. Il la regardait avec une colère qui le fit trembler. Maladroitement, elle ramassa son peignoir pour s'en couvrir. Puis, d'une voix brisée, elle dit :

_Partez, je vous en prie.
_Qui est-ce ? / demanda-t-il en serrant les poings. /

Elle ne voulait pas répondre. Elle ne voulait pour rien au monde lui apprendre ce douloureux épisode de la vie. Elle s'éloigna doucement vers la fenêtre. Dehors, la vie continuait. On entendait des enfants crier et jouer dans la rue.

Brutalement, il la prit par les épaules et la fit se retourner devant lui.

_Qui est cet homme ? / demanda-t-il une nouvelle fois. / Qui est ce Paul ?

Le visage de Tania se ferma sur son cruel secret.

_J'aimerais que vous partiez. Vous avez obtenu ce que vous vouliez, non?

La jeune femme sentit les doigts de Bill se crisper sur ses épaules. Il répondit en plongeant son regard dans le sien :

_vous savez très bien ce que je veux. Et vous savez que nous ne sommes pas satisfaits ni l'un ni l'autre.

Tania s'empourpra. Bill se montrait trop brutal, trop direct. Elle combattit son envie de le gifler.

_Je... Oh, laissez-moi tranquille !

Tania ne trouvait plus ses mots, ce qui ne lui arrivait jamais d'ordinaire. Bill la regarda en souriant.

_Dînez avec moi, se soir.

Une vague de panique submergea Tania de nouveau. Elle ne voulait plus revoir cet homme. Maintenant, elle avait terriblement peur de ses propres réactions. Elle sentait sa force masculine, sa volonté impitoyable sous son allure élégante. L'instinct de la jeune femme lui commandait de prendre la fuite et de se cacher dans un coin sombre. Paul Lianos n'avait rien pu obtenir d'elle, car elle ne le désirait pas. Mais Bill était plus dangereux, bien plus dangereux...

_Je ne peux pas. J'ai déjà d'autres projets.

Une lueur de colère parcourut le regard de Bill Hayes

_Avec qui ?

Tania rétorqua sèchement :

_Mêlez-vous de vos affaires !
_Tom ?
_Non.
_L'autre alors ? Ce Paul¨...
_Non plus.

Tania manqua de sourire. Bill était jaloux de Lianos, l'homme qu'elle détestait le plus au monde...

_Je veux mieux vous connaître. J'ai entr'aperçu la femme cachée derrière le masque, et cette femme m'intrigue.
_Et moi je ne veux pas dînez avec vous, je ne veux plus jamais vous revoir ! Etes-vous capable de le comprendre ?

Tania avait parlé d'une voix beaucoup trop haute, un peu fausse. Bill serra mes lèvres.

_Je peux le comprendre, mais pas l'accepter. Je passerai vous chercher a 8h, demain soir.

Le ton de Bill ne semblait pas souffrir de réplique

_Je ne serai pas là.
_Vous serez là.

Ils eurent un bref échange de regards, un combat d'une seconde dont Bill sortit vainqueur. La jeune femme baissa les yeux et chuchota :

_Je vous déteste, vous entendez ? Je vous déteste ! Vous êtes comme les autres...

Bill sourit et tendit la main pour caresser les cheveux de Tania.

_petite menteuse...

Elle recula comme s'il l'avait brûlée. Oui, elle avait menti. Bill Hayes était entré dans sa vie, et, en quelque minutes à peine, il avait brisé toutes ses précieuses barrières protectrices. Elle se sentait vaincue, vulnérable, et blessée...

Il partit à grands pas vers la porte, et se retourna avec un grand sourire.

_Demain, 8h !
_Bill...

Tania ignorait pourquoi elle le rappelait. Elle savait seulement qu'elle n'avait pas envie d'être seule.

La main de Bill s'immobilisa sur la poignée de la porte.

_Bill, je... Eh bien, je...

En désespoir de cause, elle poussa un grand soupir.

_Tania, je vous en prie, cessez de me regarder de cette façon. Pourquoi se regard si triste ?

Bill la rejoignit en deux longues enjambées et lui déposa un baiser rapide sur les lèvres. Juste avant de disparaître, il murmura tendrement :

_A demain. Je finirai bien par découvrir votre secret...

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la suite quand il y aura 40 com's
merci

# Posté le samedi 20 septembre 2008 09:27

Modifié le dimanche 21 septembre 2008 03:30

HISTOIRE VRAIE

HISTOIRE VRAIE
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PETIT HORS SUJET MAIS A LIRE ABSOLUMENT

HISTOIRE VRAIE




Dans un magasin je me suis retrouvée dans l'allée des jouets. Du coin de l'oeil, j'ai remarqué un petit bonhomme d'environ 5 ans, qui tenait une jolie petite poupée contre lui...


Il n'arrêtait pas de lui caresser les cheveux et de la serrer doucement contre lui. Je me demandais à qui était destinée la poupée. Puis, le petit garçon se retourna vers la dame près de lui: " Ma tante, es-tu certaine que je n'ai pas assez de sous?"
La dame lui répondit avec un peu d'impatience:
"tu sais que tu n'as pas assez de sous pour l'acheter " .


Puis sa tante lui demanda de rester là, et de l'attendre quelques minutes.
Puis elle partit rapidement.

Le petit garçon tenait toujours la poupée
dans ses mains. Finalement, je me suis dirigée vers lui, et lui ai demandé
à qui il voulait donner la poupée.
" C'est la poupée que ma petite soeur désirait plus que tout pour Noël
Elle était sûre que le Père Noël la lui apporterait
"Je lui dis alors qu'il allait peut-être lui apporter."
Il me répondit tristement: " Non, le Père Noël ne peut pas aller là où ma petite soeur se trouve
maintenant... "


"Il faut que je donne la poupée à ma maman pour qu'elle la lui apporte"
Il avait les yeux tellement tristes en disant cela.
"Elle est partie rejoindre Jésus. Papa dit que maman va aller retrouver Jésus bientôt elle aussi, alors j'ai pensé qu'elle pourrait prendre la poupée avec elle et la donner à ma petite soeur "
Mon coeur s'est presque arrêté de battre.


Le petit garçon a levé les yeux vers moi et m'a dit: " J'ai dit à papa de dire à maman de ne pas partir tout de suite. Je lui ai demandé d'attendre que je revienne du magasin "
Puis il m'a montré une photo de lui prise dans le magasin, sur laquelle il tenait la poupée en me disant: "Je veux que maman apporte aussi cette photo avec elle, comme ça,elle ne m'oubliera pas. J'aime ma maman et j'aimerai qu'elle ne me quitte pas, mais papa dit qu'il faut qu'elle aille avec ma petite soeur"
Puis il baissa la tête et resta silencieux. Je fouilla dans mon sac à mains, et j'en sorti une liasse de billets et je demanda au petit garçon: "Et si on recomptait tes sous une dernière fois pour être sûrs? "
"OK", dit-il, "Il faut que j'en ai assez" .


Je glissai mon argent avec le sien et nous avons commencé à compter.
Il y en avait amplement pour la poupée et même plus. Doucement, le petit garçon murmura: "Merci Jésus pour m'avoir donné assez de sous".
Puis il me regarda et dit: "J'avais demandé à Jésus de
s'arranger pour que j'ai assez de sous pour acheter cette poupée afin que ma maman puisse l'apporter à ma soeur. Il a entendu ma prière. Je voulais aussi avoir assez de sous pour acheter une rose blanche à ma maman, mais je n'osais pas lui demander. Mais il m'a donné assez de sous pour acheter la poupée et la rose blanche. Vous savez, ma maman aime tellement les roses blanches..."


Quelques minutes plus tard, sa tante revint, et je m'éloignai en poussant mon panier. Je terminai mon magasinage dans un état d'esprit complètement différent de celui dans lequel je l'avais commencé.


Je n'arrivais pas à oublier le petit garçon. Puis, je me suis rappelée un article paru dans le journal quelques jours auparavant, qui parlait d'un conducteur en état d' ivresse qui avait frappé une voiture dans laquelle se trouvait une jeune femme et sa fille.
La petite fille était morte sur le coup et la mère gravement blessée.
La famille devait décider s'ils allaient la faire débrancher du respirateur.
Est-ce que c'était la famille de ce petit garçon? Deux jours plus tard, je lu dans le journal que la jeune femme était morte. Je ne pu m'empêcher d'aller acheter un bouquet de roses blanches et me rendre au salon mortuaire où était exposée la jeune dame.


Elle était là,
tenant une jolie rose blanche dans sa main, avec la poupée et la photo du petit garçon dans le magasin. J'ai quitté le salon en pleurant sentant que ma vie changerait pour toujours. L'amour que ce petit garçon éprouvait pour sa maman et sa soeur était tellement grand, tellement incroyable. Et en une fraction de seconde, un conducteur ivre lui a tout enlevé..


Maintenant, tu as deux chOix :

1) mettre cet arcticle dans tOn blOg
2) faire comme si tu l'avais pas lu et qu'il ne t'avait pas tOuché


Si tu le mets dans ton blOg peut-être que tu empêcheras quelqu'un de cOnduire après avOir cOnsOmmé
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# Posté le lundi 22 septembre 2008 11:12