va me noté

va me noté

# Posté le mercredi 24 septembre 2008 12:17

chapitre n°5

chapitre n°5
Tania se réveilla tôt le lendemain. Bill Hayes était apparu tout au long de ses rêves. Son visage était tour à tout rieur, charmant, menaçant... Ce visage aux traits durs et beaux devenait une réelle obsession pour la jeune femme.

Elle se gronda sévèrement. Il fallait absolument arrêter ça ; elle ne devait pas s'intéresser à Bill. Il ne pouvait que lui faire du mal. Mais après les bonnes résolutions, les pensées de Tania reprenaient une voie plus dangereuse. Finalement, elle ne savait presque rien de lui : 2 ou 3 choses que lui avait apprises Sandra : un homme d'affaires, mécène à ses heures... D'un geste agacé, la jeune femme posa sa tasse de café sur la table. Penser à autre chose !...

Tania téléphona à son imprésario vers midi. Il n'avait rien à lui proposer. Il l'appellerait à la fin de la semaine, promit-il, mais Tania eut le sentiment qu'il voulait se débarrasser d'elle, sans la blesser. Quoi qu'il en soit, elle devait trouver un emploi de toute urgence. Entre deux rôles, Tania avait déjà exercé une quantité considérable de professions provisoires : serveuse, femme de ménage, baby-sitter, vendeuse... Il fallait commencer les recherches au plus tôt : le loyer à payer dans deux semaines, et pas un centime d'économie... La jeune femme sentit soudain très déprimée. Elle commença à consulter tristement les petites annonces.




Le moral de Tania ne s'était pas amélioré quand Sandra vint lui rendre visite, en fin d'après- midi. Sandra resplendissait ce jour-là ; elle faisait virevolter sa ravissante robe couleur pastel sur ses longues jambes fines et fuselées.
_ J'allais déposer des vêtements à nettoyer chez le teinturier ; alors j'ai pensé venir reprendre ma robe noire.

Tania alla dans sa chambre pour y chercher la robe.

_Excuse-moi, Sandra. J'avais l'intention de la laver moi-même, mais j'ai complètement oublié. Je te rembourserai le nettoyage.
_Voyons ne dit pas de bêtises...

Sandra examina son amie avec curiosité.

_Dis-moi, Tania, que t'es-tu fait au menton ?
_Oh, tu parles de mes bleus ?

Tania raconta brièvement l'incident de l'ivrogne, sans toutefois mentionner le rôle joué par Bill Hayes. Sandra leva les yeux au ciel avec une grimace expressive.

_ J'ai horreur des ivrognes ! Ils sont répugnants. Ça ne t'a pas trop choquée ?
_Non, non, tout va bien. Tu veux une tasse de thé ?
_Du café, plutôt...

Tania mit en marche son percolateur. Elle se sentait déjà de meilleures humeurs ; la présence enjouée de Sandra lui faisait du bien. En posant le plateau du café sur la table basse, elle demanda :

_Alors, quand commencent tes prochaines répétitions ?
_Lundi. J'avais envie de partir à Londres pour un long week-end, mais Georg a invité je ne sais plus qui à déjeuner dimanche.

Tania se sentait une fois encore envahie par un sentiment poignant de solitude. Que lui arrivait-il ? Elle avait vécu seul pendant trois ans, et elle n'avait pas jamais eu l'habitude d'être très entourée... Absorbée dans ses pensées, elle n'avait pas entendu les derniers mots de Sandra.

_Excuse-moi, que disais-tu ?
_D'après Georg, elle s'est cassé la cheville. Je parle de Janet Nairin. En faisant du ski, ou quelque chose dans ce genre. Pourtant, ça m'étonnerait qu'elle fasse du ski en cette saison... Quoi qu'il en soit, c'est seulement un tout petit rôle, mais Joe ne veux pas commencer les répétitions avant d'avoir trouvé une remplaçante... je peux t'obtenir une audition, si tu veux. Tu n'as pas de travail en vue, je crois ?

Tania éclata d'un rire exubérant.

_Tu peux le dire : J'ai épluché toutes les petites annonces aujourd'hui.
_Magnifique ! Je vais téléphoner à Joe ce soir même. Nous allons une nouvelle fois faire loge commune !
_ Je n'ai pas encore décroché ce rôle, tu sais.
Je parie que tu l'auras. Tu connais déjà la pièce, et je chanterai tes louanges à Joe. La partie est gagnée d'avance, je t'assure!

Tania riait de bon c½ur devant l'enthousiasme de son amie. Sandra but une gorgée de café, puis se renversa dans son fauteuil pour déclarer avec air de conspiratrice :

_Tu as entendu les derniers commérages, je suppose ?
_Quels commérages ?

Sandra prononça mystérieusement :

_Caroline et Tom...
_Raconte !
_Le soir de la réception, ils sont partis ensemble en Cornouailles... C'est presque un voyage de noces ! Il
Semble que Caroline va enfin ramener ce grand coureur à de meilleurs sentiments... Et Penny m'a téléphoné ce matin ! Elle devait absolument joindre Caroline. Je lui ai suggéré d'essayer chez Tom. En fait, je lait fait plutôt par plaisanterie... Enfin, Penny a suivi mon conseil, et Caroline était là !

Tania sourit. Caroline n'avait pas été son amie, mais c'était sans doute à cause d'Tom.

_C'est une bonne nouvelle.

Sandra jeta à son amie un coup d'½il étonné.

_Cela ne te dérange pas ?

Tania répondit avec surprise sincère :

_Pourquoi cela devrait me déranger ?
_Ne joue pas les innocentes ! Tom te suivait partout ! Je croyais...

Tania l'interrompit fermement :

_Eh bien, tu t'étais trompée. Je ne l'ai jamais encouragé. En fait, avec les regards meurtriers que me lançait Caroline à chaque fois que j'adressais la parole à Tom, je n'aurais jamais osé jeter mon dévolu sur lui !
_Oh-oh, je vois. Et puis d'ailleurs, tu peux nourrir désormais de plus hautes éspérances...
_Qu'est-ce que tu insinues ?

En dépit de sa protestation indignée, Tania rougit jusqu'aux oreilles. Sandra remarqua son trouble et insista joyeusement.

_Voyons, tu le sais parfaitement ! Bill Hayes ! Mon petit doigt m'a dit que tu étais partie avec lui avant-hier soir.
_Je... Eh bien, oui, il m'a raccompagnée.
_Et alors ?
_Et il est revenu hier.

La jeune femme rougissait de plus en plus. Pourquoi ne l'avait-elle pas raconté plus tôt à son amie ? Sandra soupçonnerait le pire, c'était invivable. Mais Tania ne parvenait pas à parler de Bill Hayes avec naturel ; cet homme faisait naître en elle des sentiments trop complexes. Elle qui avait pour réputation de décourager les avances d'un homme d'un simple regard...

_Vraiment ? Quelle chance tu as ! Quand dois-tu le revoir ?

Tania hausa les épaules et détourna son regard.

_Il m'a invitée à diner ce soir, mais j'ai refusé.

Sandra se redressa dans son fauteuil, les yeux écarquillés de surprise.

_Tu as quoi ? Tania, tu es folle !
_Essaye de me comprendre. Je ne veux pas le revoir. Il est...
_Il est quoi ? Trop sexy, trop riche ? La plupart des femmes donneraient leur bras pour un dîner avec Bill Hayes !
_Pas moi.

Tania baissa un front buté. Elle avait l'impression désagréable de mentir. Sandra ajouta doucement :

_Il pourrait faire beaucoup pour ta carrière.

Tania fronça les sourcils.

_Je ne me conduirai jamais de cette façon. Sinon, je ne pourais plus me regarder dans une glace !

Sandra pouffa de rire devant l'expression indignée de Tania.

_Oh, tu ne m'apprends rien. Tu n'es pas exactement ce qu'on appelle une femme libérée...
_Peut-être, mais libérée ou pas, je refuse d'utiliser les gens. Ce n'est pas bien.

Sandra alluma une cigarette d'un geste rapide et gracieux.

_Je suis de ton avis, ma chérie, mais tu dois admettre que beaucoup de carrières sont construits de cette façon. Pourtant..., je n'imagine pas Bill Hayes se laissant manipuler par qui que ce soit.

Tania réfléchit à cette dernière phrase. Elle prononça tout haut, distraitement :

_Je ne sait pas quel homme il est.

Sandra éclata de rire.

_Est-ce vraiment important ? Avec un physique comme le sien, on peut très bien plaire aux femmes sans dévoiler sa personnalité profonde!... Que veux-tu apprendre ? Il est banquier, américain. Les journalistes le pourchassent sur les cinq continents. Les femmes à ses bras sont toujours très belles, intelligentes et pleines de talent. Si j'était toi, je serais ravie de faire partie de cette élite...

Sandra jeta un bref coup d'½il à sa montre.

_Je vais devoir me sauver en vitesse, sinon Nick va être furieux. A propos, que vas-tu mettre ce soir ?

Tania haussa les épaules.

_Je ne sais pas encore si j'y vais.

Sandra rit doucement.

_Allons donc ! Je te téléphone demain pour que tu me racontes tout.

L'après midi, Tania sortit faire ses courses. Tout en retournant chargés de paquets divers, elle pensa aux paroles de Sandra. « Croirait-on que Tania agissait par intérêt si elle se montrait en compagnie de Bill ? Le croirait-il, lui ? Les gens penseraient-ils qu'ils étaient amants ? »

Tania n'entendit pas la voix qui l'appelait quand elle s'engagea dans sa rue. Elle sursauta en sentant une main sur son épaule. Un de ses sacs de provisions tomba sur le trottoir et répandit tout son contenu.

_Oh, excuse-moi ! Je ne voulais pas t'effrayer.

Gustav Barnett se pencha pour ramasser les oranges qui avaient roulé à quelques pas.

_C'est ma faute, je pensais à autre chose...

Gustav habitait l'appartement situé au-dessus de chez Tania ; il avait prêté main forte à la jeune femme au moment de son emménagement. Jeune, blond, souriant, il travaillait pour une agence de publicité. Gustav invitait Tania à sortir avec lui de temps en temps ; jusqu'à présent elle avait toujours trouvé une excuse pour refuser.

Elle aimait beaucoup Gustav ; elle le trouvait amusant et charmant. Pourtant, un sixième sens lui disait que les sentiments du jeune homme étaient plus profonds qu'il n'osait l'avouer. Si elle cédait et acceptait une de ses invitations, leur amitié ne durerait pas.
Gustav se releva.

_Alors, / demanda-t-il en débarrassant Tania de son autre sac/ , quelles nouvelles ? Tu as trouvé quelque chose ?

Tania lui parla du rôle dans la pièce de Sandra.

_Elle va essayer de m'obtenir une audition.




_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

40com's
pour la suite
merci d'avance
dsl du retard

# Posté le mardi 18 novembre 2008 16:30

chapitre n°6

chapitre n°6
je suis enfin de retour dsl pour l'attent de 1an mais avec le brevet et mes 2 ordi qui plante.
alors j'ai enfin écrie, reécrie le chapitre6. pour me faire pardonner vous aurez un boup du chapitre 7 =) ^^









_ C'est formidable !

Gustav paraissait sincèrement ravi. Tania ouvrit la porte de son appartement.

_ Je dépose les sacs dans la cuisine ? / demanda Gustav en passant devant elle./
_ Oui, s'il te plaît. Veux-tu du thé ?
_ Avec plaisir! J'ai eu une journée infernale!

Ils bavardèrent gaiement tout en buvant leur thé. Gustav fit rire Tania avec des anecdotes scandaleuses glanées dans son agence, et l'anxiété de la jeune femmes disparut peu à peu . Elle laissait ses petits problèmes prendre une importance démesurée; la présence de Gustav ramenait les choses à de plus justes proportions.

Plus tard, alors que la nuit tombait, Gustav suggéra:

_ Allons dîner dehors ce soir, Tania. Je meurs de faim.

Elle secoua la tête.

_ Non, je n'ai pas vraiment envie de sortir. Je suis fatiguée.
_ D'accord. Je pourrais aller chercher un plat chez le traiteur chinois du coin de la rue, si tu veux?

Tania accepta en souriant.

_ C'est une excellente idée.
_ Que veux- tu manger?
_ Je ne sais pas. Choisis pour moi.

Tania se sentait incapable de prendre la moindre décision. Huit heures approchaient, et son estomac se nouait douloureusement. De vagues remords tourmentaient la jeune femme: était-il honnête de retenir Gustav simplement pour ne pas avoir à affronter Bill seule? Elle ajouta d'un ton ferme:

_ En tout cas, je veux payer ma part.

Gustav eut un sourire désarmant.

_ Pas question, je veux t'inviter. Tu offres le toit, et moi le dîner. Comme ça, c'est juste!

La sonnette d'entrée interrompit leur dialogue, Tania se figea, le visage blême.

_ On a sonné, /remarqua Gustav riant quand il vit Tania immobile./

Elle se leva en tremblant. Elle aspira une grande bouffée d'air avant d'ouvrir la porte. Bill Hayes se tenait sur le seuil, grand, brun et très élégant dans un costume fauve de sois sauvage. L'étoffe brillait dans la nuit.

_ Bonjour, Tania, / dit-il de sa voix tranquille, les yeux plongés dans ceux de la jeune femme./
_ Bonjour, je ne vous attendais pas.

Bill répliqua d'un ton amusé:

_ Il est huit heure. Vous aviez oublié?

Il savait fort bien que non; le visage troublé de la jeune femme le montrait assez. Tania rétorqua qur un ton de défi:


_ Ce n'était pas un rend-vous ferme.

Bill souriait toujours.

_ Bien sûr que si vous êtes prête?

Elle ressentit jusqu'au fond de son être le pouvoir de ce regard qui la détaillait, observait son pantalon de toile décontracté et se chemise rose, son visage sans maquillage, ses cheveux noirs rassemblés en queue de cheval.

Elle répliqua le plus sèchement possible.

_ Prête? Monsieur Hayes, je vous ai dit hier soir que je n'avais pas l'intention de dîner avec vous, et je n'ai pas changé d'avis. J'ai d'autre projets.

Elle voulut lui claquer la porte au nez, mais il se montra plus rapide que la jeune femme. Il entrait déjà dans le salon à grands pas. Elle le suivit, les poings serrés de fureur.

Gustav sauta sur ses pieds à leur entrée; son visage prit une expression coupable d'écolier fautif.
Tania s'aperçut avec surprise que le regard de Gustav trahissait sa peur. Après un coup d'½il à Bill, elle comprit pourquoi; il serrait les mâchoires, le visage blême, tout son corps était tendu et menaçant, malgré son immobilité totale.

Gustav s'avança, intimidé. Il avait manifestement reconnu le nouvel arrivant.

_ Je m'appelle Gustav Barnett. Je suis heureux de faire votre connaissance, monsieur Hayes.

Bill inclina sèchement la tête, puis se tourna pour lancer à tania:

_ Allez vous préparer!

Gustav fit un pas vers la porte; cramoisi, il murmura:

_ Excuse-moi, Tania, je ne savait pas que tu avait un rend-vous.

Elle eut un haussement d'épaules agacé.

_ Je n'en avait pas.

Bill lança à Gustav avec un sourire glacial.

_ Vous partez?

Gustav acquiesça d'un signe de tête avant de marmonner une phrase inintelligible et de se précipiter vers la sortie. Tania réagit enfin en entendant le claquement de la porte. Elle courut rejoindre le jeune homme dans le hall de l'immeuble.

_ Gustav... Je suis tellement désolée...

Elle ne trouvait pas les mots pour exprimer ses sentiments: elle se sentait coupable, méprisable, et humiliée pour son ami...

_ Ce n'est pas grave...
_ Mais c'est ma faute... je...

Tania rencontra le regard de Gustav, et elle comprit que ses explications étaient superflues. Ce garçon n'avait pas une personnalité forte, affirmée... Il ne pouvait pas résister à Bill Hayes. Tania l'avait deviné, mais maintenant, Gustav lui-même en était conscient.

Il commença à gravir les marches de l'escalier et ajouta:

_ N'y pense plus. A un de ces jours! / cria-t-il en prenant la fuite./

Elle retourna dans son appartement, les yeux emplis de larmes. Gustav avait reçu une grave blessure d'amour-propre, et elle ne pourrait jamais rattraper ses torts envers lui.

La silhouette de Bill se dessinait à contre-jour devant la fenêtre. Tania marcha droit sur lui.

_ Comment avez-vous pu le traiter de cette façon?
_ De quelle façon? /répliqua-t-il, imperturbable./
_ Vous avez été d'une impolitesse flagrante. Il est parti à cause de vous!
_ vous préfériez qu'il reste?
_ Nous allions dîner ensemble.

Tania s'essuya rageusement les yeux. Bill tira de sa poche un mouchoir blanc et propre.

_ Vous auriez dû le prévenir.

Tania saisit le mouchoir. Ses yeux étaient gonflés et brûlants. Elle respira profondément, et tenta de maîtriser le tremblement de se genoux. Pourquoi réagissait-elle toujours si violemment à la présence de cet individu?

_ Après cet épisode, je ne dînerais pas avec vous, même si vous étiez le roi de Prusse!

Bill ne paraissait aucunement troublé.

_ Je ne suis que Bill Hayes, mais vous allez dîner avec moi... Allez vous débarbouiller et vous changer, Tania.
_ Non..

Elle croisa résolument ses bras sur sa poitrine et défia Bill du regard. Son adversaire l'observa attentivement.

_ Qu'y a-t-il encore? Vous voulez parler de Gustav Barnett?

Bill sourit.

_ Que lui ait-je dit de grossier?
_ Vous...

Tania s'interrompit pour réfléchir. Qu'avait-il dit, au juste? Gustav n'avait pas répondu à des paroles, mais à un éclair dans les yeux de Bill, à la tension menaçante de son corps. Il avait fait fuir Gustav par sa présence même, sans dire un mot, sans proférer une seule menace!

_ Eh bien?

Elle jeta à Bill un coup d'½il meurtrier.

_ Oh, je ne sais pas!
_ Précisément. Un peu de franchise, ma belle, ce n'est pas moi qui suis à blâmer. Vous avez délibérément attiré ce jeune homme en sachant qu'il serait un obstacle à notre rend-vous. Ce n'est pas très beau...

Tania baissa les yeux. Il avait raison.

_ je le sais. Je ne suis qu'une idiote.

Bill se détourna pour regarder par la fenêtre. Ses épaules avaient une raideur étrange.

_ Il est fou de vous, Tania. Je suppose que vous l'avez compris.

Elle ne répondit pas. Elle ne se l'était pas clairement avoué, mais Bill avait raison, une fois encore. Tania secoua la tête avec désespoir.

_ Comme je regrette de lui avoir fait du mal!

Bill remarqua durement:

_ Il ne voudra pas de votre pitié.

Tania lança un regard noir vers Bill.

_ Vous vous croyez sûrement très intelligent!

Il se retourna en riant.

_ C 'est discutable... En revanche, je suis sûr d'une chose: j'ai une faim de loup! Allez-vous vous changer, ou dois-je m'en occuper moi-même...

Il fit un pas vers la jeune femme. Dans l'obscurité croissante, il s'emblait encore plus menaçant. Tania pouvait allumer la lumière en étendant le bras; mais elle s'y refusa, par fierté. Elle ne bougea pas.

_ Gardez vos menaces! Vous n'avez aucun droit de vous imposez ici, et... et...

Bill approchait toujours. Il chuchota sur un ton de doux reproche:

_ Tania...

Elle écouta la voix ensorcelante qui prononçait son nom, si tendrement, et avec cette intonation étrange qui le faisait sonner comme une caresse...

« Ne sois pas stupide, dit à Tania une petite voix intiérieure. Ne le laisse pas te charmer. »

_ Vous ne m'impressionnez pas, monsieur Hayes. Si cela ne vous dérange pas, j'aimerais...

Il perdit patience.

_ Enfin, Tania, allez-vous continuer longtemps à me résister?

Un sentiment délicieux de panique s'insinuait en Tania. Quelques centimètre à peine la séparaient de Bill. Elle leva la main dans un geste de défense.

_ Non, non!

Bill saisit la main de la jeune femme et la tira vers lui irrésistiblement. Il posa un baiser sur les lèvres de Tania. Comme elle frissonnait, il leva la tête pour prononcer d'une voix sourde:

_ Vous avez le choix, Tania. Ou vous allez vous changer pour le dîner, ou je vous emporte dans la chambre pour vous faire l'amour!

Tania eut un sourire désespéré et résigné.

_ Je vais me changer, /chuchota-t-elle./

Elle toucha timidement le visage anguleux de Bill. Il lui prit la main et embrassa la paume avec une sensualité qui fit frémir la jeune femme. Elle courut se réfugier dans le sanctuaire de sa chambre.

La garde-robe de Tania ne lui laissait pas beaucoup de choix. Elle n'avait presque rien acheté depuis son départ de San Francisco. La jeune femme passa une robe de lin blanc, à la fois simple et élégante, puis se maquilla d'une main tremblante. Enfin, elle noua ses cheveux en un chignon serré et glissa à ses oreilles de minuscules boucles d'oreilles en diamant, sui avaient appartenu à sa mère.

Tania examina brièvement son reflet dans le miroir et fit la grimace. Elle s'était donné une apparence calme, sérieuse et ... ordinaire. Pourtant, être belle aurait été agréable ce soir...

Elle sortit de sa chambre avec un demi-sourire ironique, comme si elle se moquait d'elle-même. Bill l'attendait en fumant nonchalamment une cigarette. Il se tourna lentement vers elle et la détailla des pieds à la tête.

_ Très modeste... et différent de votre tenue de l'autre jour, au night-club! /commenta-t-il sèchement./

Tania haussa les épaules. Elle n'avait pas envie de lui apprendre que la robe noir n'était qu'un emprunt; et puis d'ailleurs, son avis ne lui importait pas!
_ Je suis prête...
_ Enfin!

Tania refusa de se laisser dérider par le ton badin de Bill. Elle sortit dans la rue le tête haute.
Il la conduisit a L'Auberge des diamantaires, un restaurant épatant! De l'extérieur, il était modeste, mais une fois passé le seuil... Quelle splendeur! Des tableaux de la Renaissance décoraient les murs de l'entrée. Les tables étaient dressés autour d'une petite fantaisie dont l'eau claire miroitait sous une lumière tamisée, bleutée.

Tania connaissait cet endroit de réputation. Elle n'avait jamais pensé pouvoir y dîner un jour. Un maître d'hôtel en livrée leur donna une table. En traversant la salle, Tania reconnut avec émerveillement quelques célébrités...

Bill lui-même faisait sensation. Les têtes se tournaient sur leur passage. Les femmes le dévisageaient. Mais elle ne jetaient à Tania qu'un coup d'½il furtif et méprisant. Elle avait envie de pouffer de rire de cette petite comédie. Toutes ces élégances devaient se demander comment une femme aussi insignifiante avait bien pu se faire inviter par Bill Hayes!

On leur avait attribué la meilleur table du restaurant, discrètement abritée des regards par une alcôve. L'argent et le cristal scintillaient sur la nappe brodée. Tania se dissimula derrière le menu, et consulta la liste des plats raffinés. Mais elle ne se sentait aucun appétit...

Le repas commença dans un silence embarrassant. Bill scrutait son invitée avec insistance, et Tania cherchait désespérément un sujet de conversation.

_ Vous venez souvent en Angleterre?
_ Je passe à peu près trois mois par an à Londres. J'ai quelques investissements à surveiller.

Le silence revint, et Tania avala une cuillerée de sa bisque de langouste. Puis elle demanda d'un air aussi détaché que possible:

_ Etes-vous marié?

Elle trembla un peu en attendant la réponse, car c'était for probable, après tout.

_ J'ai été marié. Mais je ne le suis plus.
_ Vous avez divorcé?

Tania avait prononcé ces mots avant de pouvoir les retenir. Elle rougit jusqu'aux oreilles.

_ Ma femme est morte des suites d'un accouchement.

Tania reçut ces mots comme une blessure en plein c½ur.

_ Oh... Je suis désolée...
_ Je vous en pris... Il y a très longtemps de cela. Je ne suis plus la même personne.
_ Qu'est-il arrivé à l'enfant?
_ Mort-né.

Bill avait répondu sans trouble ni émotion. Tania ne put s 'empêcher de demander:

_ Votre femme... vous l'aimiez?

Bill eut un petit rire tendre.

_ Tania, vous êtes une incurable romantique!
_ Vraiment? Non, je ne crois pas. Mais vous n'avait pas répondu a ma question. Je vous ennuie peut-être?

Il leva son verre dans un salut moqueur.

_ Au contraire, je trouve votre intérêt extrêmement flatteur. Et voici ma réponse: oui, je l'aimais.

Il avait encore parlé sans émotion visible, mais le c½ur de Tania se serra. Elle retint un million de questions: comment s'appelait-elle, comment était-elle? Combien de temps avaient-ils étaient mariés, et surtout, souffrait-il encore de l'avoir perdue? L'aimait-il toujours?

_ Vous avez un ir si sérieux, Tania!

La jeune femme interrompit brusquement sa rêverie.

_ Je réfléchissais.
_ A quel sujet?
_ A propos de vous, et moi...

Tania avait répondu sans réfléchir. En voyant l'éclaire de triomphe dans les yeux de Bill, elle comprit son erreur. Elle voulait d'admettre qu'il existait quelque chose entre eux. Elle ajouta précipitamment:

_ Ne vous méprenez pas! Je voulais parler de cette soirée, c'est tout! Je voulais dire que... je voulais dire que... Oh, je ne sais plus!...
_ Ce n'es pas grave, Tania. Je ne vous demande pas de tout m'avouer en un jour.
_ De vous avouer quoi?
_ Vous savez bien, ma belle. Voyons, je vais vous mettre sur la voie. C'est à propos de vous et de moi...

Il décrocha à Tania un sourire ironique, et éblouissant de charme. La jeune femme ne put s'empêcher d'y répondre.

Pendant le reste du repas, il la fit rire aux éclats. Il lui posa de nombreuses questions sur sa vie, son passé, ses ambitions, et écouta les réponses avec une vive attention. Le chef leur avait préparé un cocktail de fruits de mer, avec des calamars, des langoustines, et de merveilleux coquillages, dont Tania ignorait même le nom. Ils étaient accompagnés d'une sauce au safran qui suffisait à mettre l'eau à la bouche... Bill ne cessait de remplir la coupe de son invitée avec un vin blanc sec et fruité, un graves, d'une excellente année. Tania se sentit légèrement grise, prête à toutes les confidences. C'étais une sensation délicieuse...

_ Je crois avoir raconté chaque détail de mon existence, / dit-elle enfin./ A votre tour, maintenant! Avez-vous des frères ou s½urs? Et vous parents?

Bill haussa les épaules.

_ Morts, tous les deux. L'alcool a tue mon père, et ma mère l'a suivi de près. Il la battait régulièrement. Elle l'aimait, je présume; en tout cas, elle ne pouvait pas vivre sans lui.

La jeune femme fronça les sourcils devant son apparente indifférence. Répondait-il de cette façon pour la décourager de poser d'autre questions, ou vivait-il vraiment les choses ainsi?

Ils quittèrent le restaurent très tard. Tania chercha ses clés dans son sac quand la Ferrari noir arriva au niveau de son immeuble. La tête toujours baissée, elle murmura:

_ J'ai passé une soirée merveilleuse. Merci

Sans rien dire, Bill l'attira près de lui. Il leva le menton de la jeune femme pour l'obliger à le regarder. Tania commença à trembler sans pouvoir se contrôler. Les lèvres de Bill mirent une éternité à atteindre les siennes; mais aussitôt le rythme du monde s'accéléra, et des sensation brûlantes dévorèrent la jeune femme. Bill ôta les épingles du chignon et passa lentement sa main dans les cheveux souples de Tania. Puis elle s'écarta brusquement et le regard de Bill, acéré par le désir, lui fit peur. Elle ouvrit la portière et s'enfuit hors de la voiture. Puis elle entra chez elle, sans se retourner. Une fois la porte refermée, la jeune femme entendit vrombir le moteur puissant de la Ferrari.

Le téléphone sonnait. Absorbée dans ses pensées tumultueuse, Tania alla décrocher. La communication était mauvaise et craquait bruyamment.

_ Tania? Tania?
_ Oui?

Tania se concentra sur la voix dans le récepteur. Elle ne voyait absolument pas qui pouvait l'appeler à cette heure de la nuit.

_ Mais où étais-tu passé? J'essaie de t'appeler depuis des heures!

C'était Meredith, sa lointaine cousine de San Francisco. Que pouvait-elle bien lui vouloir? Les deux jeunes femmes n'avaient eu aucun contact depuis le départ de Tania.

_ Je suis sortie pour dîner. Meredith, d'où m'appelles-tu?

Meredith l'interrompit avec irritation.

_ Ecoute-moi. Mason est très malade. Il a eu un infarctus, et il ne va peut-être pas s'en tirer.

Tania pâlît. Ses phalanges se crispèrent sur le combiné.

_ Quand? Où est-il? Comment est-il?
_ Il t'a demandée. Tu ferais bien de venir immédiatement. Il ne lui reste peut-être pas beaucoup de temps.

Tania ne parvenait plus à penser calmement. Eperde d'inquiétude, elle se répétait les paroles brutales de sa cousine. Les obstacles pratiques à un voyage à San Francisco lui paraissaient insurmontables. Ellre bégaya:

_ Je... Je n'ai pas d'argent.

Meredith répliqua sèchement:

_ Je m'en était doutée. Ma mère a tout arrangé. Un billet t'attend à l'aéroport d'Heathrow. Ta place est réservée sur un vol quittant Londre à neuf heures du matin, heure local, demain. Il y aura quelqu'un ici pour t'accueillir.

L'affolement de Tania se calmait un peu.

_ Merci, et merci de m'avoir appelée.

Meredith répondit froidement:

_ je n'avait pas le choix. Je suis les ordres de ma mère.

Il eut un déclic au bout du fil. Tania comprit sua sa cousine avait raccroché. Elle saisit tout à coup son reflet dans le miroir de l'entrée. Dans son visage blême, ses yeux semblaient démesurés, funèbres.

_ Ne meurs pas! Je t'en prie, ne meurs pas! /chuchota-t-elle tout haut, adressant une prière fervente à son grand-père au-delà de l'océan./



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voilà j'espère qu'ils vous a plus
allor pour la suite et me redonné confience je veut 35 com's
merci et encore désoler pour la très très très long attente

# Posté le dimanche 23 novembre 2008 08:06

Modifié le mardi 21 juillet 2009 15:29

Bill

Bill c'est fait un nouveau tatoo


et voici la photo
Bill
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# Posté le lundi 12 janvier 2009 16:50

Marie de retour

Marie de retour
Petite histoire. Un jour, une fille nommée Jessica va sur internet, elle commence à parler à une autre fille.
Ca a commencé normalement...
Jessica: salut toi !
Autre fille: hello !

Mais à la fin..
Jessica:tu as vraiment été interessante a parler!!!!
Autre fille:vraiment? Merci, tu le penses vraiment?
Jessica: oui
Autre fille:c'est quoi ton nom déja?
Jessica: Jessica et toi ?
Autre fille: je ne peux pas te le dire.
Jessica: pourquoi???
Autre fille: parce que je suis morte.
Jessica: quoi?
Autre fille: je suis morte!!!!...
Jessica: comment tu peux etre morte? les morts ne parlent pas aux vivants!!!
Autre fille: oui ils peuvent si je le peux!
Jessica: ok tu es morte. c' est quoi ton vrai nom maintenant que je
sais que tu es morte???Autre fille: Marie
Jessica: ok. et ou tu vis 'la morte' et c'est quoi ton nom de famille???
Marie: tu veux vraiment le savoir?
Jessica: OUI JE VEUX SAVOIR!VAS TU ME LE DIRE????
Marie: je n'ai pas de nom de famille.
Jessica: (calmée un peu) ok d'abord dis moi ton autre nom.
Marie: je vis dans les miroirs et je traverse par eux. Mon nom entier est
Sanglante Marie
Jessica:(rire) tu ne peux pas etre Sanglante Marie! ça n'existe pas!
Marie: tu es sure de ça? je sais tout de toi. je sais ou tu vis, ce que tu aimes, qui tu aimes, ta couleur favorite,ton nom complet et je sais que tu es effrayée.
Jessica: ok.tu me fais peur!Arrete-ça!
Marie: ok. si tu ne mais pas cette histoire sur ton blog le jour d'apres elle viendra te voir

Le jour d'apres... Jessica se reveille un matin apres ne pas avoir mis cette histoire sur son blog elle va dans sa salle de bain et allume les lumieres.Elle regarde a l'interieur de son miroir et en 1 seconde les lumieres s'éteindent.Elle regarde a l'interieur de son miroir et vois une personne avec un long couteau couvert de sang.Elle se tenait au desus de sa tête.Elle regarde partout pour y trouver quelqu'un.Il n'y avait personne d'autre dans la piece.Elle rallume les lumieres, elle regarde autour plus personne a coté d'elle ni dans le miroir, elle regarde sur le sol et voit quelque chose de rouge comme du sang sur le couteau de sanglante marie.

Mettez le sur votre blog car une de ses amies qui ne l'a pas fait a été retrouvée morte écorchée dans sa chambre elle chantait et dansait devant son miroir quand ses parents ont entendu un hurlement...ils se sont precipités pour aller la voir mais c' etait trop tard.
Elle etait morte sur la glace il y avait ecrit"marie est de retour" ceci et une histoire vraie mets la sur ton blog ne prends pas ca pour de la rigolade sinon tu le regretteras!!!!

Voilà !!!
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# Posté le mercredi 21 janvier 2009 12:55